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Trio d'activistes bruxellois, Vitas Guerulaïtis travaille par compression : des portières arrachées d'anciens camions des postes, des livres compliqués que personne ne lit, des restes de ce qui devait être un fabuleux complexe immobilier, des alcooliques et des chiens écrasés, et, bien sûr, de celui qui voulait être tennisman mais qui travaillait en intérim. Inutile de trouver un sens à cette note d'intention résolument iconoclaste, parfait reflet des influences inconciliables des membres : un batteur (David Costenaro) monteur, monoskieur, fan de Jim Thompson, une claviériste (Célia Jankowski) performeuse travaillant en temps réel sur des mouches et un guitariste (Ismaël Colombani) violoniste mystique, conférencier à ses heures perdues. Il en résulte une musique qui se définit comme un ensemble de bruits et de ruptures, des chants de filles et de garçons innombrables et tragiques.