Cape Cod, Massachussetts, U.S.A., 1983. © Jane Evelyn Atwood

Infos Pratiques

Horaires:

Du mercredi au dimanche, de 12:00 à 20:00.

Tarifs:

5.50€ : prix plein

4.50€ : seniors, étudiants, groupes, JAP

3.50€ : Bota'carte, groupes scolaires, demandeurs d'emploi

2.00€ : Muzex (à l'achat d'un ticket du jour + 2€ = ticket combiné Muzex)

Gratuit : pour les habitants de Saint-Josse-ten-Noode les dimanches sur présentation de la carte ID et pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés de leurs parents

 

Muzex

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Jane Evelyn Atwood. Photographies 1976-2010

Vendredi 22.11.13 - Dimanche 12.01.14
Museum

Les expositions seront fermées au public les mercredis 25 décembre et 1er janvier. 

Depuis plus de trente ans, Jane Evelyn Atwood explore la condition humaine avec un engagement qui force l’admiration.

Tout commence en 1976, lorsqu’elle entreprend de photographier les prostituées de la rue des Lombards à Paris. Déjà fascinée par les trajectoires en marge, elle jette avec ce premier travail les bases d’une approche photographique qu’elle ne quittera jamais et qui lui vaut aujourd’hui une reconnaissance internationale.

Elle fonde alors en effet l’essentiel de sa démarche, celle d’une exploration en profondeur, qui la retient souvent plusieurs années durant sur ses sujets et qui lui permet de nouer des liens forts avec eux. Ses univers, ce sont ceux des exclus, des oubliés, ceux enfin que l’on ignore ou dont on se détourne et qu’elle s’attache à rendre dans toute l’expression de leur détresse et de leur dignité.

Après le monde clos de la rue des Lombards, Jane Evelyn Atwood porte son regard sensible et sans concession sur la vie d’enfants aveugles, qui donnera lieu à l’ouvrage Extérieur Nuit,  puis sur des victimes de mines antipersonnel qu’elle photographie au Cambodge, en Angola, au Kosovo, au Mozambique et en Afghanistan. Il y a aussi Jean-Louis, le premier malade du SIDA à accepter d’être photographié pour la presse, qu’elle accompagne jusqu’à son dernier souffle.

A la fin des années 1980, déjà lauréate de nombreux prix, elle entame un travail de longue haleine sur les femmes en prison. En dépit des difficultés qui se dressent en nombre, elle parvient à force de ténacité et pendant près de dix ans, à entrer dans plus de 40 établissements pénitentiaires d’Europe de l’Ouest, de l’Est et des Etats-Unis y compris le couloir de la mort. Ce témoignage magistral traduit cette même empathie et le sentiment de révolte qui animent toujours leur auteur.

En 2005, Jane Evelyn Atwood se rend à Haiti. Les photographies qu’elle livre après trois ans de travail, rompent sensiblement avec l’imagerie générale d’un pays que l’on ne connaît bien souvent qu’à travers ses catastrophes. Abandonnant alors le noir et blanc au profit de vives couleurs, elle prend le parti de capturer l’effervescence de vie qui s’y déploie. Les images qu’elle prend ensuite, lorsqu’elle revient six semaines après le séisme qui a ravagé le pays en 2010, contrastent cruellement avec les premières, en présentant le spectacle douloureux de la capitale dévastée.

Après une rétrospective à la Maison Européenne de la Photographie à Paris en 2010, le Botanique met à son tour à l’honneur le parcours exceptionnel d’une des plus grandes photographes de son temps.