MICHEL MAZZONI - OTHER THINGS VISIBLE

Infos Pratiques

Horaires:

Du mercredi au dimanche - 12:00-20:00

Tarifs:

5,50 € : prix plein

4,50 € : seniors, étudiants, groupes, enseignants, JAP

3,50 € : Bota’carte, groupes scolaires, demandeurs d’emploi

2 € : Muzex (à l’achat d’un ticket de concert du jour + 2 € = ticket combiné muzex)

Billets en vente à l'accueil du Botanique, pas de réservations obligatoires sauf pour les groupes.

Gratuit :   les dimanches pour les habitants de Saint-Josse-ten-Noode sur présentation de la carte ID

               pour les enfants de moins de 12 ans accompagnés de leurs parents.

 

Ateliers pédagogiques :

Groupe scolaire : 6 € / enfant

Atelier WE + visite guidée : groupe de 10 personnes min : 100 €

Réservation obligatoire : 02/226.12.18

 

Visites guidées :

Le Botanique propose des visites guidées :

Groupes jeunes (-26 ans) : 55 € + droit d’entrée à l’exposition par personne.

Groupes adultes : 65 € + droit d’entrée à l’exposition par personne.

Réservation indispensable au 02/226.12.18

Muzex

A l'achat de votre ticket de concert + 2€, l'accès aux expositions vous est offert le soir même du concert.

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MICHEL MAZZONI - OTHER THINGS VISIBLE

Jeudi 28.02.19 - Dimanche 14.04.19
Museum

Michel Mazzoni (1966) est un artiste plasticien qui utilise le medium photographique et explore son essence. Une recherche et une réflexion sur les limites de l’image, une esthétique fragmentaire qui brouille le référent figuratif et révèle la matérialité des images, placent son travail à la frontière de la figuration et de l’abstraction.

Considérant que la photographie n’est pas un médium destiné à rendre compte du réel ou à en proposer une représentation fidèle, il s’éloigne de ce regard concret pour produire des «objets» venant brouiller notre vision établie. Le travail repose sur l’image en tant que motif, mais qui tendrait à disparaître. L’accident est chez lui le fruit d’un travail technique et d’une réflexion sémantique. Michel Mazzoni procède par soustraction et avec cette prise de distance, les images deviennent plus intrigantes, le spectateur s’interroge sur leur sens, leur contenu et leurs relations.

Au moment de la création des images, il n’y a pas de mode opératoire défini, cela part de choses simples, de rencontres fortuites. Une façon de saisir la banalité pour la transformer en un univers poétique et conceptuel. Détourner les images de leurs usages pour en brouiller la lecture. Je dirais que mon approche est intemporelle et atemporelle : les lieux que je photographie ne sont pas vraiment définis et pourraient être dans des époques indéterminées. Il s’agit généralement de vues fragmentaires, des images «sans qualités», du quotidien avec d’infimes indices. Ces lieux sont là, bien réels mais la façon dont je les traite provoque cette distance abstraite et complexe. Ce que je cherche à montrer ce sont les forces qui y circulent et les pensées que cela fait naître chez celui qui regarde. Pointer des espaces, des lieux, des objets où cela «accroche», une présence visuelle forte mais qui n’explique rien. Les images qui retiennent l’attention, sont celles qui demandent aux spectateurs de s’arrêter, de regarder et de réfléchir, de se poser des questions sur ce qu’ils perçoivent et sur le processus de création de l’œuvre.

Sur le plan formel, il s’agit d’une tentative d’épuisement et d’appauvrissement du médium par des procédés alternatifs et expérimentaux, à savoir des manipulations d’ordres lumineuses, chimiques, optiques (à la source, sur le négatif), ou directement sur l’image en post traitement (scans et impressions multiples, trames, inversions, courbes…). Michel Mazzoni

Dans ses installations, ses scénographies, le choix et la séquence des images est faite selon ses critères propres, non communiqués au spectateur afin que celui-ci puisse créer lui-même un cheminement, des rapprochements, des distances, voire une narration. Ses dispositifs «in situ» développent des raccourcis sensoriels, des tensions qui affectent le regard, des expériences réflexives dont les significations restent en suspens.

Parmi les moyens de diffusion, il affectionne également l’édition de livres dont le rapport fond/forme est méticuleusement pensé. La mise en espace des œuvres s’articule sur le même principe, avec des images qui entrent en résonance ou en contrepoint dans un souci rythmique qui tient compte de l’espace d’exposition. La confrontation, le rapprochement, l’échelle, l’espacement, la technique de tirage et le mode de présentation font partie intégrante de la perception globale de l’œuvre.

 

A l’occasion de cette exposition paraîtra une publication de 128 pages : Michel Mazzoni, Other Things Visible, co-production Le Botanique et MER. Paper Kunsthalle. Plus d'informations sur cette publication ici.